Revue de presse (3)

Le 8 février dernier, les pontons d'accostage des remorqueurs Boluda ont coulé, dans l'avant-port de Saint-Nazaire. L'ouvrage de 144 mètres et de 120 tonnes, composé de quatre pontons indépendants de 36 mètres a été sorti de l'eau courant février. Après l'expertise de l'ouvrage et les décisions d'assurance, un appel d'offres a été lancé pour la rénovation de ces derniers. C'est l'entreprise de chaudronnerie, les Ets Guillouzouic, situés à Missillac, qui a obtenu les travaux de rénovation. Deux grues nécessaires Après le délai d'obtention des autorisations de transports de 8 semaines, les ouvrages ont pu prendre le chemin des ateliers de l'entreprise Guillouzouic, en juillet dernier. Plus de 4 mois ont été nécessaires pour remettre l'ouvrage en état de fonctionnement. Les travaux d'envergure ont concerné l'ensemble de l'ouvrage. Les 24 flotteurs ont été reconstruits et éprouvés, la structure principale a été rénovée intégralement. Pour résister aux conditions d'exploitation, un décapage complet a été effectué par grenaillage avec l'application d'un système de peinture renforcé. Le 25 novembre dernier, les convois exceptionnels ont pu quitter les ateliers de Missillac jusqu'au quai des Grand-Puits de Saint Nazaire. Sur ce quai, étaient positionnées deux grues de 80 tonnes et 200 tonnes pour remettre les ouvrages…
Comme pour Airbus et l'A380, EDF réfléchit à des convois exceptionnels pour 2020./ Photo DDM, archives L'auto a fini sa route sur un terre plein./ Photo DDM, Michel Bony Une remorque à trois rangées d’essieux pour un engin de 50 mètres de long et 5 mètres de large capable de transporter jusqu’à 400 tonnes de charge ! C’est un convoi comme le Grand Sud en voit rarement, hormis pour acheminer les pièces à assembler de l’A380, qui s’est ébranlé lundi dernier de Langon (Gironde) et qui doit arriver en début de semaine prochaine aux portes de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), sous très bonne escorte de l’escadron départemental de sécurité routière de Lot-et-Garonne. C'est déjà 2020 pour l'agence logistique d'EDF Il s’agit en fait d’un «convoi à blanc», un essai grandeur nature mis sur pied par l’agence logistique nationale d’EDF qui teste ses propres moyens ainsi que les infrastructures routières en vue du «Grand Carénage», qui doit intervenir à Golfech à l’horizon des années 2020. Le Grand Carénage c’est ce vaste programme de travaux entrepris par EDF, qui doit permettre aux centrales nucléaires françaises de prolonger leur durée de vie jusqu’à 50 voire 60 ans. Ce sont 55 milliards…
  Il aura fallu un peu moins de cinq heures au convoi exceptionnel qui, hier matin, a relié le village de Mazères-sur-Salat à l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens avec un chargement de 200 tonnes d'acier. Précédés par une équipe de motards, les deux poids lourds de la société Courcelle, spécialisée dans ce genre de convoyage, ont quitté le hangar de l'entreprise Artigas à 9 h 13 précises. Les véhicules et leurs remorques spécifiques à dix paires de roues orientables transportaient en deux éléments de 100 tonnes chacun, un tambour écorceur pour une chaîne de production de l'usine de pâte à papier de Saint-Gaudens. «L'investissement global s'élève à 1,5 million d'euros», précise André Hirel, consultant sur la mise en place et le suivi de ce projet, destiné à remplacer un tambour du même type qui fonctionne depuis quarante ans. Comme leur nom l'indique, ces tambours sont remplis de troncs d'arbres. C'est leurs rotations qui font s'entrechoquer les troncs et les débarrassent de leur écorce. Celle-ci est récupérée et dirigée vers la chaudière pour participer au chauffage de l'usine ou à la fabrication d'électricité. Curieusement, c'est le début du voyage qui s'est avéré le plus long. Alors que tout le monde attendait des difficultés…